Le ru disparu

C’est un secret bien gardé, mais l’eau coule à Saint-Germain-en-Laye.

La commune est en effet traversée par un cours d’eau, affluent de la Seine (dans laquelle il se jette au Pecq) : le ru de Buzot.

Il coule dans sa partie la plus basse, en contrebas des coteaux du Bel-Air et de la rue Saint-Léger.

En grande partie canalisé, il n’affleure plus désormais que sur une centaine de mètres dans le quartier Schnapper.

Aujourd’hui invisible, ce cours d’eau a pourtant façonné le territoire des siècles durant.

C’est dans le vallon du ru de Buzot que s’implantèrent les premiers hameaux dès le haut Moyen-Age.

Sur ses berges tournaient jadis les moulins à aube dont seuls subsistent aujourd’hui quelques vestiges au 30-34, rue Schnapper.

Les eaux du ru de Buzot alimentaient enfin les tanneries qui assurèrent la prospérité de la ville jusqu’au début du XIXe siècle.

Il explique la présence de maraîchages ou de blanchisseries jusqu’au tournant du XXe siècle.

Aujourd’hui, le ru de Buzot n’a plus aucun caractère naturel. Il ne conserve qu’une fonction d’ouvrage hydraulique, servant de collecteur d’eaux pluviales.

La reconquête du cours d’eau est aujourd’hui à l’étude. Elle constitue un élément essentiel dans les démarches de valorisation des quartiers Bel-Air & Saint-Léger.

Sa mise en valeur, inscrite au Plan local d’urbanisme de 2005 est actuellement à l’étude. MI’RO porte le projet d’une coulée verte, cheminement piétonnier entièrement dédié aux circulations douces, le long du cours d’eau.

Ce axe de déplacement permettrait de relier les différents équipements publics en favorisant les modes de circulation douce. Une mise à l’aire libre du ruisseau pourrait ponctuellement être envisagée et donner lieu à des aménagements légers récréatifs.

Cet aménagement permettrait d’améliorer le cadre de vie, de mettre en valeur le patrimoine vert, de redonner une cohérence et une identité au territoire en en dégageant la singularité.

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